Deux immeubles mixtes : mazout remplacé par une chaufferie à granulés de bois, Rolle

Le bâtiment
Deux immeubles mixtes voisins à Rolle, quatre niveaux chacun, qui combinent des appartements et des surfaces administratives et commerciales : huit logements au total et 1'828 m² de surface de référence énergétique. Les deux bâtiments étaient chauffés par une production commune au mazout, installée en 1996.
La question posée
Remplacer une production au mazout arrivée en fin de vie, sur deux immeubles occupés dont une partie accueille du public, sans pouvoir compter sur les solutions habituelles. Le parc de radiateurs impose des températures de départ élevées, ce qui dégrade fortement le rendement d'une pompe à chaleur ; la parcelle en centre de localité laisse peu de place pour des forages et les fouilles associées ; et le chauffage à distance n'est pas disponible sur ce site. Il fallait donc démontrer, chiffres à l'appui, quelle production restait réellement viable — et pas seulement laquelle était la plus vertueuse sur le papier.
Ce que nous avons fait
Nous avons relevé l'état existant des chaufferies et reconstitué les consommations réelles sur plusieurs années, puis comparé quatre variantes de production : pompe à chaleur air-eau, pompe à chaleur sur sondes géothermiques, raccordement au chauffage à distance et chaudière à granulés de bois. Chaque variante a été évaluée sur son investissement, ses charges d'exploitation, ses subventions et son coût cumulé sur quinze ans, à côté du maintien du mazout. Les deux pompes à chaleur et le chauffage à distance ont été écartés pour des raisons de faisabilité, pas de préférence.
La variante retenue est une chaufferie à granulés de bois : deux chaudières totalisant 140 kW, un accumulateur de 4'000 litres soudé sur place faute de pouvoir le descendre en un seul élément, un local de stockage des granulés avec introduction depuis l'extérieur, et une reprise complète de la distribution et de la nourrice sanitaire. Le raccordement de la nouvelle production au conduit de fumée existant a fait l'objet d'une étude à part entière. Nous avons établi le dossier énergétique de mise à l'enquête avec les formulaires EN-VD, délivré un CECB et un rapport de conseil pour chacun des deux immeubles, puis conduit l'appel d'offres, le dossier de subvention cantonale et la direction des travaux.
Ce qu'il faut en retenir
Sur un immeuble existant, la température de départ des radiateurs décide souvent à elle seule du sort d'une pompe à chaleur — et c'est une donnée qui se relève en une visite, avant d'engager une étude complète. Quand les trois solutions renouvelables les plus courantes tombent, la réponse n'est pas de forcer l'une d'elles : c'est de documenter pourquoi elles tombent, pour que le maître d'ouvrage puisse défendre son choix devant un propriétaire, une assemblée ou une autorité. Voir l'étude de remplacement de chauffage, le CECB et nos mandats sur La Côte.
Un immeuble existant à requalifier ?
Mise à jour : 2026-09-27