Caisses de pension, fondations, investisseurs : planifier la sortie du fossile d'un parc
Un conseil de fondation ou un comité d'investissement ne décide pas d'une chaudière : il décide d'un ordre, d'un budget et d'un calendrier pour un parc entier. Sur quarante immeubles dont une douzaine encore au mazout ou au gaz, la question n'est pas « quelle pompe à chaleur ? » mais « quels immeubles d'abord, avec quelle solution, pour combien par exercice, et avec quelle trajectoire d'émissions ? ».

Nous répondons à cette question en ingénieurs indépendants. Nous ne vendons aucun matériel, ne représentons aucun fabricant et ne touchons aucune commission d'installateur : l'ordre des priorités ne profite à personne d'autre qu'au propriétaire.
Ce que le conseil reçoit
Une fiche par immeuble, au même format. Relevé de la production, de l'eau chaude, de la distribution et de la ventilation ; consommations des trois dernières années ramenées au mètre carré ; puissance réellement nécessaire, calculée et non recopiée sur la plaque ; variantes de production chiffrées en investissement, subventions, coût annuel et émissions de CO2 ; obligations légales et dates auxquelles elles tombent.
Un classement du parc. Par consommation, par échéance légale, par coût et par subvention encore ouverte. C'est lui qui dit quel immeuble entre au budget de l'année et lequel attend — au lieu que l'ordre des pannes décide.
Un budget pluriannuel et une trajectoire. Étapes datées et chiffrées par immeuble, consolidées par exercice, avec les aides mobilisables, le moment où chaque demande doit partir et l'évolution des émissions de CO2 du parc. En tête du plan, une synthèse d'une page pour le conseil (chaque fiche d'immeuble a aussi la sienne) ; les calculs en annexe.
Le détail de la méthode est sur la page audit de parc et plan pluriannuel.
Un premier lot test, puis par lots
Nous commençons par un premier lot test, en général un à cinq immeubles représentatifs du parc (sur le portefeuille de 36 immeubles, le propriétaire a choisi d'en confier treize d'emblée) : il sert à valider le format de la fiche et les hypothèses communes (prix de l'énergie, horizon de coût, taux d'actualisation éventuel). Le reste du parc suit par lots, au rythme de vos décisions. L'enchaînement des lots est fixé dans l'offre écrite.
C'est ainsi qu'a été audité un portefeuille de trente-six immeubles locatifs pour un investisseur institutionnel : environ 80'000 m² et 5,9 MW, des rapports au même format et aux mêmes indicateurs, puis onze projets de raccordement à un réseau de chaleur pour lancer les travaux.
Après l'audit : mener les remplacements
Un plan de sortie du fossile ne vaut que s'il est exécuté. Pour chaque immeuble retenu au budget, nous menons le remplacement lui-même : dimensionnement définitif, dossier d'autorisation, demande de subvention avant tout engagement, appel d'offres aux installateurs avec un tableau comparatif sur le prix net rendu, suivi du chantier en site occupé, mise en service, réception et demande de versement de la subvention (appels d'offres et direction des travaux). C'est ce que montrent les deux immeubles mixtes de Rolle, passés du mazout aux granulés jusqu'à la mise en service. Sur l'immeuble mixte de Lausanne, le recalcul de la puissance sur l'enveloppe assainie a ramené la production de 210 à 110 kW avant l'appel d'offres.
Sur plusieurs années, un mandat cadre évite de renégocier chaque immeuble : il fixe une fois les prestations standard, leur format de rendu et les interlocuteurs, et chaque immeuble fait ensuite l'objet d'un ordre de mission d'une page. Le responsable du mandat et son suppléant sont nommés dans l'offre. Votre gérance reste l'interlocuteur des locataires ; nous travaillons avec elle (régies et gérances).
Vaud, Genève, Fribourg, Chablais : un calendrier par canton
Un immeuble vaudois et un immeuble genevois de même âge n'ont pas la même échéance. Dans le canton de Vaud, la nouvelle loi sur l'énergie annoncée pour 2027 impose un CECB pour les bâtiments construits avant 1986 d'ici 2032, oblige les bâtiments de plus de 750 m² de surface de référence énergétique, construits avant 1986, jamais rénovés et classés F ou G, à atteindre la classe D (d'ici 2037 pour la classe G, 2042 pour la classe F), et fixe la sortie du mazout et du gaz au plus tard en 2042 ou 2047 selon la date d'installation (loi vaudoise) ; le décret sur les chauffages électriques tombe en 2033. À Genève, c'est l'indice de dépense de chaleur qui déclenche les obligations d'assainissement (concept énergétique et OCEN). À Fribourg, une part renouvelable est exigée au renouvellement de toute production de chaleur, et le CECB est obligatoire à chaque vente.
Le classement en tient compte : c'est ce qui évite de traiter en premier un immeuble qui avait encore dix ans devant lui.
Nous intervenons dans les cantons de Vaud, de Genève et de Fribourg, et dans le Chablais valaisan.
Questions fréquentes
Les fichiers de calcul nous sont-ils remis ?
Oui, si vous le souhaitez : le format (tableur, PDF) se fixe dans l'offre. Pour un parc suivi sur plusieurs années, nous recommandons de prévoir une mise à jour annuelle du modèle de chaque immeuble, sur les consommations réelles.
Pouvez-vous reprendre des audits faits par un autre bureau ?
Oui. Nous relisons les rapports existants, signalons ce qui doit être recalculé pour que tout le parc soit comparable, et complétons les immeubles manquants au même format.
Notre gérance gère déjà les travaux courants. Où intervenez-vous ?
Sur ce qui demande un ingénieur : l'audit, le classement, le dimensionnement, l'appel d'offres et le suivi technique des remplacements. La gérance garde la relation avec les locataires et l'exploitation ; nous lui transmettons des rapports qu'elle peut faire suivre sans les réécrire.
Combien d'immeubles faut-il pour que ce soit utile ?
Dès trois ou quatre, le classement apporte quelque chose. En dessous, une étude de remplacement de chauffage par immeuble suffit.
Un parc à planifier ? Envoyez-nous la liste des immeubles avec, pour chacun, la commune, l'année de construction et le chauffage actuel : nous proposons un premier lot test, le format de rapport et le découpage en lots.
Mise à jour : 2026-11-04